Le projet Tera, pour inventer un futur différent à Masquières

lundi 7 août 2017
par  admin
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Publié le 7 août, à la rubrique Villeneuve / Développement Durable du quotidien La Dépêche du Midi, Frédéric Pascaud relate le parcours et l’évolution de ce projet d’éco-village en milieu rural de TERA, prestataire Abeille.


Le 1er juillet dernier, les deux maisons témoin, conformément aux promesses de l’association Tera, ont été démontées. L’occasion de dresser un premier bilan d’une année d’activités de cette association.
Tout d’abord, Frédéric Bosqué, cofondateur de l’association Tera, tient à préciser certains détails : « Si nous avons démonté les deux maisons construites il y a un an, c’est pour nous conformer, ce que nous avions toujours dit, à l’article 421-5 du code de l’urbanisme qui indique clairement que : un décret en Conseil d’État arrête la liste des constructions, aménagements, installations et travaux qui, par dérogation aux dispositions des articles L. 421-1 à L. 421-4, sont dispensées de toute formalité au titre du présent code en raison : de leur très faible importance ; de la faible durée de leur maintien en place ou de leur caractère temporaire compte tenu de l’usage auquel ils sont destinés (...). Ces maisons ont été construites dans le cadre de la manifestation EcoNature, une manifestation à caractère culturel, touristique et commercial. Nous nous devions de respecter les termes de la loi si nous voulions monter la viabilité de notre projet. »
Car pour Frédéric Bosqué, comme pour Marie-Hélène Muller, coprésidente de l’association, s’il y a eu une certaine incompréhension avec certains riverains, c’est qu’il y a eu un amalgame entre cette manifestation et le projet de construction d’un écovillage.

« Ce n’est pas le début de l’éco-hameau »

« Ces deux maisons n’étaient qu’un premier test, et pour nous, il était évident qu’elles allaient être démontées. Une des principales idées de Tera est de revaloriser les territoires ruraux, La raison d’être de Tera est de créer les conditions matérielles pour que chacun puisse expérimenter le chemin de son propre bonheur dans le respect des humains et de la nature.
Si un éco-village doit exister un jour, cela passe par une longue procédure, une déclaration d’utilité publique. Nous n’en sommes pas encore là. Nous travaillons en étroite collaboration avec les collectivités, et si nous voulons servir d’exemple, nous nous devons de respecter tous les textes. »

40 manifestations et 6 000 visiteurs

Quant au bilan de cette première année de test, il est amplement positif. L’association a vu défiler plus de 6 000 personnes sur ses terres : de classes de maternelles et de primaires, en passant par des collégiens et lycéens, jusqu’à des étudiants de la Sorbonne venus en bus, sans compter les particuliers curieux de se renseigner sur ce projet, ce sont six mille repas qui ont été servis. Au chapitre des animations, 40 manifestations diverses, d’un chantier de formation de 12 semaines au bal traditionnel et la création d’un marché bio dans le bourg de Masquières, cette année de manifestation culturelle, touristique et commerciale s’est bien déroulée et montre bien la viabilité du projet et l’intérêt qu’il suscite. L’avenir, Frédéric Bosqué l’envisage sous les meilleurs auspices : « Nous envisageons la création d’un point de boulange bio et d’un point de vente de produits bio, en partenariat avec des producteurs locaux. Nous allons également développer la formation à la permaculture et nous souhaitons créer un centre de formation à l’écoconstruction. Grâce à Sophie Gargowitsch qui siège au département et à Maryse Combres à la région, nous continuons à tisser des liens avec les collectivités. »
Un avenir différent est en construction sur la commune de Masquières.
Frédéric Pascaud



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